Obligations RSE 2026 : anticiper les nouvelles exigences
La responsabilité sociétale des organisations (RSE) est aujourd'hui un impératif pour assurer compétitivité et pérennité. Avec l’entrée en vigueur progressive de la directive européenne CSRD, le cadre réglementaire devient plus exigeant. Dès lors, la question clé se pose : quelles obligations RSE faudra-t-il anticiper en 2026 ?Ces exigences visent à fournir des informations fiables sur l'impact environnemental et social des entreprises. Prévoir ces changements est essentiel pour éviter les sanctions. Il est recommandé de suivre une formation RSE afin de garantir l’expertise nécessaire à sa mise en œuvre.
Ce qu'il faut retenir
- La directive CSRD impose de nouvelles obligations RSE pour 2026, impactant l'ensemble des grandes entreprises et progressivement les PME cotées.
- Les critères RSE deviennent stratégiques pour l'accès aux marchés publics et la compétitivité.
- Former les collaborateurs aux enjeux RSE est indispensable pour assurer la conformité et l'efficacité de la stratégie.
Qui est concerné par les obligations RSE en 2026 ?
L’application de la CSRD se fait progressivement. Il est primordial d’identifier les critères de taille et de statut qui détermineront l’obligation de publier le reporting de durabilité.
Grandes entreprises
À partir du reporting publié en 2026, portant sur l'exercice 2025, toutes les grandes structures comptant plus de 250 salariés et répondant à au moins deux des trois seuils financiers seront soumises aux obligations de la CSRD. Les indicateurs incluent un chiffre d’affaires dépassant 50 millions d’euros ou un total de bilan excédant 25 millions d’euros. Cette catégorie représente la majorité des acteurs ayant un impact significatif sur l’environnement et la société. Le reporting sera obligatoire et devra couvrir la double matérialité, c’est-à-dire l’impact de l'organisation sur la société et l’environnement, mais aussi l’effet des enjeux ESG sur sa performance et sa résilience.
PME cotées
Certaines petites et moyennes entités cotées seront également concernées par ces dispositions, avec des règles d'application adaptées à leur taille. Ces PME devront se préparer à publier un reporting durable, à mettre en œuvre des actions environnementales et sociales mesurables et à démontrer leur conformité à des standards harmonisés. Pour beaucoup, cela implique de revoir leur gouvernance.
Domaines sensibles
Les acteurs actifs dans des secteurs à fort impact environnemental, tels que l’énergie, l’industrie lourde, le transport ou la chimie, seront particulièrement surveillés. De même, celles souhaitant répondre à des marchés publics devront respecter des critères RSE spécifiques afin de rester éligibles.
Reporting de durabilité
Le cœur de la CSRD réside dans la publication d'un reporting de durabilité standardisé. Ce document exige une approche centrée sur l'analyse des risques et opportunités.
Évaluation bidirectionnelle des impacts
Le reporting de durabilité repose sur le concept de double matérialité. D’une part, il évalue l’impact de l'organisation sur l’environnement et la société, par exemple ses émissions de gaz à effet de serre, sa consommation d’eau, ses pratiques de diversité ou ses actions en matière de droits humains. D’autre part, il prend en compte l’impact des risques environnementaux et sociaux sur l'activité, comme les conséquences de la transition énergétique sur ses opérations ou l’exposition à des risques réglementaires.
Normes et vérification
Les informations publiées devront être conformes aux normes européennes ESRS (european sustainability reporting standards) et vérifiées par un organisme indépendant, tel qu’un commissaire aux comptes ou un tiers accrédité. Cette vérification assure la fiabilité et la crédibilité des données auprès des investisseurs, clients et autres parties prenantes.
Contenu du reporting
Le reporting de durabilité devra couvrir des thématiques variées, telles que le climat, la biodiversité et la pollution. Il inclut les droits humains, la lutte contre la corruption, les conditions de travail et la gouvernance d’entreprise. L’objectif est de collecter des données et de montrer comment l’acteur économique agit pour améliorer sa performance durable.
Audit énergétique
Face aux exigences de la CSRD, l'audit énergétique devient un outil de pilotage stratégique de cette optimisation. Concrètement, cet examen permet de quantifier avec exactitude la consommation énergétique de l'organisation, de déceler les inefficiences latentes et de formuler des actions correctives ciblées. Ce processus s’inscrit dans la poursuite des objectifs de diminution de l’empreinte carbone et d’accroissement de l’efficience énergétique. Les conclusions de ce diagnostic doivent impérativement être intégrées au reporting de durabilité et servir de socle à l'élaboration de feuilles de route quantifiables.
Processus et réalisation
L’audit doit être réalisé par un professionnel qualifié capable d’analyser les flux énergétiques, les équipements et les usages. L'entité doit ensuite mettre en place un plan d’optimisation, en priorisant les actions selon leur impact environnemental et leur coût. La régularité de ces évaluations permettent de mesurer les progrès et d’adapter la stratégie énergétique au fil du temps.
Bénéfices
Un audit énergétique bien conduit ne se limite pas à la conformité réglementaire. Il génère également des économies financières, améliore la compétitivité et réduit l’exposition aux risques liés aux fluctuations des prix de l’énergie. Il devient ainsi un outil stratégique pour la gestion durable des ressources.
Intégration des critères RSE dans les marchés
Le secteur de l'achat public exerce une influence grandissante pour impulser la transition environnementale et sociétale. Les soumissionnaires doivent attester de leur performance sociétale et environnementale pour accéder aux marchés.
Exigences légales
Les sociétés répondant à des appels d’offres publics devront démontrer comment elles intègrent la responsabilité sociétale des entreprises dans leurs activités. Les indicateurs peuvent inclure la performance énergétique des produits et services proposés, la réduction de l’impact environnemental, la gestion responsable des ressources ou l’inclusion sociale dans les pratiques de recrutement et de sous-traitance.
Mise à niveau des procédures opérationnelles
Pour se conformer à ces exigences, l'organisation doit adapter ses processus internes et documenter ses pratiques de durabilité. Cela peut inclure la traçabilité des matières premières, la gestion des déchets, le suivi des fournisseurs ou la mise en place de certifications environnementales.
Différenciation et fiabilité
Intégrer la RSE dans les marchés publics offre un avantage concurrentiel. Les acteurs qui anticipent ces critères peuvent se positionner comme des partenaires fiables et responsables. Cela augmente leurs chances de succès dans les appels d’offres et valorise leur image auprès des parties prenantes.
Formation des collaborateurs
La conformité et la performance en matière de durabilité ne peuvent être assurées sans l'adhésion et l'expertise des équipes. La formation interne est donc un investissement stratégique.
Information et adhésion
Former les collaborateurs aux enjeux de la responsabilité d'entreprise est primordial pour assurer la mise en œuvre efficace de la stratégie. La formation permet de sensibiliser les équipes aux impacts environnementaux et sociaux de leurs actions, d’encourager les comportements responsables et d'ancrer la culture du développement durable dans l'organisation.
Contenu et méthodes
Les programmes de formation doivent combiner des aspects techniques, tels que la gestion de l’énergie, la réduction des déchets et le respect des normes ESG, avec des compétences comportementales, telles que la communication, la collaboration et la gestion du changement. Les cursus peuvent être dispensées en présentiel, en ligne ou sous forme d’ateliers pratiques pour maximiser l’impact.
Pilotage transversal de l'expertise
Une bonne coordination entre les départements RH et RSE garantit la pertinence et l’efficacité des formations. Le suivi des compétences acquises et la mesure de l’adhésion des collaborateurs permettent d’ajuster les dispositifs de formation et de renforcer l’appropriation des principes de durabilité au sein de la structure.
Se préparer aux obligations RSE
Pour transformer ces exigences en leviers de croissance, une méthodologie rigoureuse en trois étapes est nécessaire : l'évaluation, la planification et le suivi continu.
Diagnostic des écarts et des pratiques
La première étape consiste à réaliser un audit interne complet pour identifier les écarts entre les pratiques actuelles et les obligations légales à venir. Cette évaluation permet de prioriser les actions, de définir des indicateurs de performance et de mettre en place un plan d’amélioration structuré.
Structuration de la feuille de route
Sur la base de l’audit, l'entité doit élaborer un plan d’action détaillé. Il doit inclure des objectifs précis, des responsabilités assignées et des échéances claires. Chaque action doit être mesurable et alignée sur les objectifs stratégiques.
Optimisation des résultats
La transparence et la communication sont capitales. Les sociétés doivent rendre compte régulièrement de leurs progrès, tant en interne qu’en externe, pour renforcer la crédibilité de leur démarche. Le suivi continu permet de corriger rapidement les écarts et d’améliorer en permanence les performances sociétales et environnementales.
Opportunités liées à cette démarche
Au-delà de la simple conformité, l'intégration proactive de la RSE dans la stratégie d'entreprise génère des bénéfices tangibles, renforçant l'attractivité sur le long terme.
Avantages financiers et compétitifs
Une stratégie bien pensée améliore l’efficacité opérationnelle, réduit les coûts et crée un avantage concurrentiel. Les organisations responsables attirent des clients, des partenaires et des investisseurs soucieux de durabilité. Elles peuvent également bénéficier de financements spécifiques et d’incitations fiscales liées aux actions environnementales.
Moteur de développement durable et de progrès
La RSE stimule l’innovation en incitant les acteurs à développer de nouveaux produits, services ou procédés plus durables. Elle favorise la recherche de solutions pour réduire l’impact environnemental, améliorer la satisfaction des collaborateurs et répondre aux attentes des consommateurs responsables.
Renforcement de la marque et du capital confiance
La réputation est un actif stratégique. Les sociétés proactives dans cette démarche renforcent leur image de marque, fidélisent les clients et augmentent la confiance des investisseurs et partenaires. Cette responsabilité sociétale devient un levier pour construire une croissance durable et résiliente.
Structurez votre organisation pour la RSE et boostez vos résultats durables
En 2026, la RSE ne sera plus une option, mais une obligation stratégique et réglementaire pour de nombreuses structures. Anticiper les obligations, mettre en place des actions concrètes et former les collaborateurs permettra de se conformer aux exigences légales et d’en tirer des bénéfices tangibles. Assurez votre conformité et renforcez votre compétitivité à long terme. Investissez dans la certification et le perfectionnement de vos équipes !