Les bonnes résolutions RSE pour 2026
Les bonnes résolutions RSE pour 2026 représentent des impératifs opérationnels majeurs. Il s'agit d'intégrer durablement les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les stratégies et processus. Cette anticipation permet d’assurer la conformité réglementaire, notamment avec l'entrée en vigueur progressive de la CSRD, tout en favorisant l'attractivité auprès des parties prenantes. La réussite de cette transition repose sur la capacité de la structure à monter en compétence sur les nouvelles normes ESG. Un programme de formation RSE est la clé pour structurer l'organisation et anticiper efficacement les défis de la transition écologique.
Ce qu'il faut retenir
- Il convient d'adopter une approche stratégique de la RSE, alignée sur la mission et les valeurs de la société.
- Les actions doivent se concentrer sur le renforcement de l’engagement environnemental, notamment par la réduction de l’empreinte carbone, y compris le Scope 3, et l’écoconception des produits et services.
- La formation des équipes constitue un levier essentiel pour ancrer durablement la culture RSE et stimuler l’innovation responsable au sein de l’entreprise.
Ancrer l'ESG dans le modèle économique
Pour que la RSE soit efficace, les structures doivent impérativement l'intégrer au cœur de leur stratégie globale. Cela implique de s'assurer que les objectifs de durabilité ne sont pas des annexes, mais des éléments fondateurs de la vision et de la mission de l'entité. Il est nécessaire de définir des objectifs ESG mesurables et alignés avec les valeurs du groupe, tout en répondant aux attentes croissantes des parties prenantes, investisseurs, clients et régulateurs, en matière de performance extra-financière.
Diriger la stratégie de durabilité par un leadership engagé
Une gouvernance dédiée et des leaders engagés sont indispensables. La direction doit porter la stratégie RSE et s'assurer qu'un organe de supervision, tel que le Conseil d'Administration, contrôle et valide le rapport de durabilité, comme l'exige la CSRD. Ce leadership responsable permet de coordonner efficacement les initiatives RSE, de promouvoir une culture de la transparence et de garantir la cohérence des actions à tous les niveaux et dans toutes les filiales de la société.
Maîtriser l'impact environnemental et optimiser l'énergie
Les structures doivent redoubler d'efforts pour réduire leur impact environnemental. En 2026, cela passe par une optimisation de la consommation énergétique, l'utilisation accrue de sources renouvelables et, surtout, la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l'ensemble des scopes 1, 2 et 3. Ces efforts visent à définir et à suivre des trajectoires de décarbonation en phase avec les objectifs de l'accord de Paris (1, 5°C), conformément aux exigences de l'ESRS E1 sur le changement climatique.
Réduire l'impact environnemental en amont de la production
L’intégration de l’écoconception dans le développement des produits et services est une résolution majeure. L'application des principes d’économie circulaire vise à minimiser les impacts environnementaux dès la phase de conception, en privilégiant la sobriété en ressources, la durabilité, la réparabilité, et en favorisant le recyclage et la réutilisation des matières premières. Cela se traduit par une réduction des déchets et une meilleure gestion des ressources, qui renforce la résilience de la chaîne de valeur de la structure.
Promouvoir le bien-être et l'équité au sein de l'organisation
La promotion du bien-être des collaborateurs, de la diversité, de l'équité et de l’inclusion (DEI) constitue un pilier social essentiel des bonnes résolutions RSE pour 2026. La mise en place de politiques de rémunération équitable, de programmes de développement des compétences et d'initiatives visant la santé mentale et physique au travail contribue à un meilleur engagement, à l'amélioration de la motivation et à la fidélisation des talents.
Engager l'écosystème pour une RSE crédible
Impliquer les parties prenantes, qu’il s'agisse des employés, des clients, des fournisseurs ou des communautés locales, est une preuve de bonne gouvernance. Un dialogue social constructif et régulier renforce la légitimité et l’efficacité des initiatives RSE de la société. C'est également un prérequis pour l'analyse de pertinence, qui doit intégrer les préoccupations et les attentes de l'écosystème de l'entité.
Conformer le dispositif de publication aux exigences ESRS
Avec l'application de la CSRD, mettre en place des systèmes de reporting ESG traçables et vérifiables est une obligation légale pour de nombreuses grandes structures dès 2026. Ce reporting doit être basé sur les normes ESRS, en tenant compte des résultats de l’analyse de double pertinence. Un rapport de qualité renforce la confiance des investisseurs et répond aux exigences de la réglementation financière (SFDR, taxonomie).
Mettre en œuvre des codes de conduite et des mécanismes d'alerte
L'intégrité et la transparence sont des fondations de la RSE. Les structures doivent appliquer des politiques strictes et claires pour prévenir les pratiques non éthiques, la corruption et le blanchiment d'argent. Cela inclut la mise en œuvre de codes de conduite rigoureux, la formation des équipes et des mécanismes de signalement pour les lanceurs d'alerte efficaces et bien communiqués. C'est une exigence de l'ESRS G1 sur la conduite des affaires.
Faire de chaque collaborateur un acteur de la transition
L'évolution rapide des normes ESG exige une montée en compétence de l'ensemble du personnel. Former régulièrement les équipes, notamment les fonctions finance, achat et opérations, permet de développer leur compréhension des enjeux ESG et d’ancrer durablement les pratiques responsables.
Pérenniser la démarche par l'engagement interne
Au-delà de la conformité réglementaire, c’est l’adhésion réelle des équipes qui conditionne la réussite durable de la stratégie RSE. La sensibilisation et l’implication active des collaborateurs, y compris au niveau local, favorisent une culture RSE pérenne. Cette adhésion collective est un puissant moteur qui stimule l’innovation responsable et l'amélioration continue des performances extra-financières de la société.
Créer des opportunités de marché par l'innovation verte
Pour rester compétitives, les entités doivent faire de la durabilité un moteur d'innovation. Il s'agit de développer des solutions technologiques ou des modèles économiques qui répondent aux défis environnementaux et sociaux tout en créant de nouvelles opportunités de marché. L'investissement en R&D doit cibler la réduction d'impacts et l'efficacité des ressources.
Sélectionner des partenaires engagés
L'impact d'une structure s'étend au-delà de ses propres murs. Travailler avec des fournisseurs, des ONG et des institutions partageant les mêmes principes est essentiel pour assurer la cohérence sur toute la chaîne de valeur. Cette collaboration permet d'amplifier l’impact positif des initiatives RSE et de mutualiser les efforts pour la transition durable.
Définir et aligner les métriques de durabilité
Les organisations doivent définir des KPI ESG précis, quantifiables et pertinents pour mesurer l’efficacité de leurs initiatives RSE. Ces indicateurs doivent couvrir les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance. Ils doivent également être strictement alignés sur les objectifs stratégiques du groupe et les exigences des ESRS.
Garantir la crédibilité des démarches par l'évaluation OTI
La fiabilité des données est primordiale. La réalisation d’audits internes réguliers permet d’évaluer la maturité et la conformité des pratiques RSE et d’identifier les domaines d’amélioration. Les audits externes, réalisés par des organismes tiers indépendants (OTI), sont obligatoires sous la CSRD et renforcent la crédibilité des démarches RSE auprès des acteurs du marché.
Publier les données extra-financières pour les parties prenantes
Les entités doivent communiquer de manière transparente et accessible sur leurs actions et résultats RSE. Cela inclut la publication du rapport de durabilité au format numérique (XHTML) et la participation active à des initiatives sectorielles ou plateformes de divulgation comme le CDP ou EcoVadis. Cette clarté est essentielle pour construire et maintenir la confiance avec les parties prenantes.
Amplifier l'action RSE par des consortiums durables
S'engager dans des initiatives collectives, telles que le pacte mondial des nations unies, des alliances sectorielles ou des consortiums d'innovation, permet de renforcer l'impact des actions RSE et de promouvoir des pratiques durables à l'échelle mondiale.
L'impératif 2026 : transformer l'ESG en valeur ajoutée
En 2026, l'intégration totale et proactive de la RSE devient la condition sine qua non de la performance et de la pérennité. Elle requiert un leadership fort de la direction, l’implication des collaborateurs et une coopération constructive avec l’ensemble des parties prenantes.
La mise en œuvre de ces résolutions concrétise la transformation des modèles d'affaires. Elle permet de sécuriser les opérations et d'amplifier la création de valeur positive pour le marché et les communautés.
Formez vos équipes à l'ESG, initiez votre double pertinence dès aujourd'hui et faites de l'anticipation de la CSRD une source de valeur ajoutée.